Zofia
Je te regarde dormir et Dieu que tu est belle. Tu te retourne dans cette dernière nuit ou tu frisonnes, je te serre contre moi, je pose mon manteau sur toi, j'aurais voulu pouvoir en mettre un sur tous tes hivers.Tes traits sont tranquilles , je carresse ta joue, et, pour la première fois de mon existence, je suis triste et heureux a la fois.
C'est la fin de notre moment , le début d'un souvenir qui durera pour moi l'éternité.Il y avait en chacun de nous tant d'accompli et tant d'inachevé quand nous étions reunis.
Je partirais au lever du jour, je m'éloignerais pas a pas, pour profiter encore chaque seconde de toi, jusqu'a l'ultime instant. Je disparaitrais derrière cet arbre pour me rendre a la raison du pire. En les laissant m'abbatre, nous sonnerons la victoire des tiens et ils te pardonneront, quelles que soient les offenses. Rentre, mon amour, retourne dans cette maison qui est la tienne et qui te vas si bien. J'aurais voulu toucher les murs de ta demeure à l'odeur de sel, voir de tes fenetres les matins qui se lèvent sur des horizonsque je connais pas, mais dont je sais qu'ils sont les tiens.
Tu as reussi l'impossible, tu as changé une part de moi. Je voudrais desormais que ton corps me recouvre et ne plus jamais voir la lumière du monde autrement que par le prisme de tes yeux.
Là ou tu n'existe pas, je n'existe plus. Nos mains ensemle en inventaiet une a dix doigts; la tienne en se posant sur moi devenait mienne, si justement que, lorsque tes yeux se fermaient , je m'endormais.
Ne sois pas triste, personne ne pourra nous voler nos souvenirss . Il me suffit désormais de fermer mes paupières pour te voir, cesse de respirer pour sentir ton odeur, me mettre face au vent pour deviner ton souffle. ALors écoute: ou que tu sois, je deviennerais tes éclats de rire, je verrais les sourires de tes yeux, j'entendrais les éclats de ta voix. Savoir simplement que tu est là, quelque part sur cette terre serra, dans mon enfer, mon petit coin de paradis.
Tu es mon Bachert,
Je t'aime
Lucas